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07 mars 2005
Liaison
Grenoble-Sisteron (LGS / A51) :
Marie Bouchez et Jean-Luc Bennhamias écrivent au
Président de la Commission du Débat Public...
Marie Bouchez
Conseillère
régionale PACA
à
Monsieur Yves MANSILLON
Président
de la Commission nationale du débat public
6 rue du
Général Camou
75007 PARIS
Monsieur le
Président,
Elue
régionale de Provence Alpes Côte d’Azur, je
réside dans les Hautes Alpes où j’exerce aussi un
mandat de conseillère municipale de la ville de GAP.
Intéressée depuis fort longtemps par le
développement local durable des territoires, j’ai suivi
avec intérêt et engagement les différentes
étapes et péripéties du projet de liaison
Grenoble-Sisteron.
Le
débat public sur ce projet a été défini par
votre autorité comme étant « la réalisation
d’une liaison routière constituant le prolongement de
l’autoroute A51 Marseille – la Saulce et de
l’autoroute 51 Grenoble- col du Fau. Les différentes
solutions de liaison entre Grenoble et Sisteron, soit
l’aménagement des routes existantes, soit la
réalisation d’une autoroute passant par Lus la Croix
Haute, soit enfin la réalisation d’une autoroute passant
à l‘est de Gap, permettrait de contribuer à la
fluidité des déplacements nord sud et de desservir des
territoires alpins actuellement mal irrigués ».
Ce cadre
constitue une avancée certaine dans une prise en compte globale
des choix à proposer pour ce projet de liaison.
Il prend en
compte dans son objectif, ce qui avait été impulsé
par le ministre des transports Jean-Claude GAYSSOT, notamment la mise
en œuvre d’une réelle concertation et d’un
travail collectif et participatif (collectivités locales,
associations, services de l’Etat, élus...). Des
études approfondies ont été sollicitées,
des approches différentes de l’aménagement et du
développement du territoire ont été
proposées et abordées.
Au regard de
cela, mais aussi des enjeux fondamentaux du développement
durable, et de la prise en compte des accords internationaux, tels la
Convention Alpine, il est nécessaire que l’ensemble
des problématiques environnementales, sociales et
économiques soit étudié et proposé à
la concertation et à l’appropriation du plus grand nombre.
J’ai pu
assister à la réunion organisée par la CPDP et
animée par Daniel Ruez, président de celle-ci, qui
a eu lieu à Gap, le 27 janvier 2005. Je ne doute en aucune
façon de la volonté, de l’écoute et de la
compétence des membres de la commission nommée pour
animer ce débat. A ce titre, ils ont exprimé le
souhait de permettre la participation au débat des
étudiants et lycéens.
Cette
idée est intéressante, mais pour avoir la valeur
que la Commission souhaite lui conférer, elle doit être
conçue et réalisée comme une approche
pédagogique, citoyenne et novatrice, allant bien au-delà
de la simple réalisation d’un « sondage
d’opinion des jeunes ».
Or, il
apparaît au regard de quelques informations qui nous ont
été divulguées, que le calendrier proposé
pour le débat public s’étalerait de mai à
août, une période qui, vous en conviendrez, apparaît
bien mal choisie pour répondre à cet objectif, eu
égard au calendrier scolaire en vigueur
Il me semble
que cette période est inadaptée et qu’elle ne
permet pas de répondre aux objectifs d’un débat
public. En effet, la mobilisation des acteurs socio-économiques,
associatifs, des étudiants et de la population locale ne peut se
révéler que partielle et donc nuire à la
qualité des enjeux.
Par ailleurs,
je me permets de vous rappeler si besoin, que cette
période sera marquée par les débats autour du
traité constitutionnel européen et par le
référendum national sur ce projet important pour notre
avenir.
Aussi, je
vous serais reconnaissante de bien vouloir prendre en compte ces
arguments et en faire part à la commission réunie sous
votre autorité le 3 mars prochain, afin que le projet de liaison
Grenoble/Sisteron puisse être soumis au débat public
à une période plus propice au débat, par exemple
à partir de début septembre 2005.
Je vous
remercie de l’intérêt que vous porterez à mes
propos et je vous prie d’agréer, monsieur le
président, l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Marie
Bouchez
Conseillère régionale
Copie :
Daniel RUEZ - Président de la CPDP LGS Grenoble Sisteron
Jean-Luc Bennahmias
Député européen
à
Monsieur Yves
MANSILLON
Président de la Commission nationale du débat public
6 rue du Général Camou
75007 PARIS
Monsieur le Président,
En tant
que député de la circonscription Sud Est, j’ai
suivi avec intérêt et engagement les
différentes étapes et péripéties du projet
de liaison Grenoble-Sisteron.
Le débat public sur ce projet a été défini
par votre autorité comme étant « la
réalisation d’une liaison routière constituant le
prolongement de l’autoroute A51 Marseille – la Saulce et de
l’autoroute 51 Grenoble- col du Fau. Les différentes
solutions de liaison entre Grenoble et Sisteron, soit
l’aménagement des routes existantes, soit la
réalisation d’une autoroute passant par Lus la Croix
Haute, soit enfin la réalisation d’une autoroute passant
à l‘est de Gap, permettrait de contribuer à la
fluidité des déplacements nord sud et de desservir des
territoires alpins actuellement mal irrigués ».
Ce cadre constitue une avancée certaine dans une prise en compte
globale des choix à proposer pour ce projet de liaison.
Il prend en compte dans son objectif, ce qui avait été
impulsé par le ministre des transports Jean-Claude GAYSSOT,
notamment la mise en œuvre d’une réelle concertation
et d’un travail collectif et participatif (collectivités
locales, associations, services de l’Etat, élus...). Des
études approfondies ont été sollicitées,
des approches différentes de l’aménagement et du
développement du territoire ont été
proposées et abordées.
Au regard de cela, mais aussi des enjeux fondamentaux du
développement durable, et de la prise en compte des accords
internationaux, tels la Convention Alpine, il est
nécessaire que l’ensemble des problématiques
environnementales, sociales et économiques soit
étudié et proposé à la concertation et
à l’appropriation du plus grand nombre.
La CNDP a
organisé et animé une réunion à Gap le 27
janvier 2005. Je ne doute en aucune façon de la volonté,
de l’écoute et de la compétence des membres de la
commission nommée pour animer ce débat. A ce titre, ils
ont exprimé le souhait de permettre la participation au
débat des étudiants et lycéens.
Cette
idée est intéressante, mais pour avoir la valeur
que la Commission souhaite lui conférer elle doit être
conçue et réalisée comme une approche
pédagogique, citoyenne et novatrice, allant bien au-delà
de la simple réalisation d’un « sondage
d’opinion des jeunes ».
Or, il
apparaît au regard de quelques informations qui nous ont
été divulguées, que le calendrier proposé
pour le débat public s’étalerait de mai à
août, une période qui, vous en conviendrez, apparaît
bien mal choisie pour répondre à cet objectif, eu
égard au calendrier scolaire en vigueur
Il me semble que cette période est inadaptée et
qu’elle ne permet pas de répondre aux objectifs d’un
débat public. En effet, la mobilisation des acteurs
socio-économiques, associatifs, des étudiants et de la
population locale ne peut se révéler que partielle et
donc nuire à la qualité des enjeux.
Par
ailleurs, cette période sera marquée par le débat
public sur le TGV Paca, les débats autour du traité
constitutionnel européen et par le référendum
national sur ce projet important pour notre avenir.
Aussi, je
vous serais reconnaissant de bien vouloir prendre en compte ces
arguments et en faire part à la commission réunie sous
votre autorité le 3 mars prochain, afin que le projet de liaison
Grenoble/Sisteron puisse être soumis au débat public
à une période plus propice au débat, par exemple
à partir de début septembre 2005.
Je vous
remercie de l’intérêt que vous porterez à mes
propos et je vous prie d’agréer, monsieur le
président, l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Jean-Luc Bennahmias
Député
européen
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