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Dossiers | Réalités départementales
> Gap, février 2004
La politique départementale
du Conseil Général et la gestion du Briançonnais
:
De l'illusion
collective
à la régression programmée !
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5 |
La
majorité départementale : aucune qualité
de visionnaire, un conservatisme irréaliste et coupable... |
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(N.B. : Ce paragraphe
est une rédaction émanant uniquement des adhérents
"Verts". Le lecteur pourra trouver les propositions
des Conseillers Généraux du Parti Socialiste dans
le journal de leur campagne électorale qui sera distribué
dans les boîtes à lettres).
> Sur la scène
internationale de plus en plus de voix s'élèvent
pour une gestion écologique des ressources de la planète...
- Les spécialistes du réchauffement
climatique prônent en premier lieu une diminution du CO2
dont les émissions proviennent environ pour un tiers du
secteur des transports et pour un tiers également du secteur
tertiaire et de l'habitat.
- Ils préconisent l'arrêt
de la construction des autoroutes et des aéroports pour
un développement des transports en commun moins polluants,
et du ferroutage.
- Ils affirment que la transition
doit être réalisée très rapidement,
d'autant plus que les énergies fossiles sont en voie de
raréfaction (20 ans pour les plus pessimistes, 40 pour
les plus optimistes) et localisées dans des zones
politiquement instables de la planète.
- Ils soutiennent que l'une des
priorités est le développement des énergies
renouvelables.
> Dans les Hautes-Alpes,
l'enclavement intellectuel des dirigeants n'a pas permis à
ce jour à l'information d'atteindre leurs neurones...
- On met de plus en plus de moyens
sur les routes et on tourne délibérément
le dos au développement des formidables potentialités
dont dispose notre département en termes d'énergies
renouvelables.
- Dans les Hautes-Alpes on constate,
en ce qui concerne le développement touristique, que "toute
l'économie en dépend, directement ou indirectement".
Autrement dit, que la fragilité économique du département
est énorme puisque suspendue à une seule et unique
activité.
- Au lieu de diversifier et de
ne pas mettre tous les ufs dans le même panier, on
renforce ce qui un jour peut devenir un véritable handicap,
sinon la cause d'un sinistre économique (détournement
de la clientèle vers d'autres loisirs, renchérissement
des coûts des carburants, diminution sur une ou deux décennies
du manteau neigeux
).
> Alors que les écologistes
sont aujourd'hui relayés de plus en plus par le monde
économique (Rifkin, Brown
.), le département
des Hautes-Alpes ignore avec superbe la nécessité
de changer de mode de production et de consommation...
- Dans le département des
Alpes de Haute Provence, et dans bien d'autres départements,
l'Agenda 21 est dorénavant à l'ordre du jour.
- Dans les Hautes-Alpes, la majorité
départementale ne sait même pas de quoi il s'agit.
> La majorité
départementale dispose du pain et du couteau mais elle
ne sait pas s'en servir...
Pourtant le champ d'action est
vaste et porteur d'avenir, quelques incitations financières
devraient permettre un décollage plus rapide et mieux
soutenu :
- Un objectif à atteindre
et le plus souvent possible : énergie décentralisée
et indépendance énergétique des territoires,
communes ou leurs groupements, par tous les moyens qu'offrent
les énergies renouvelables : biomasse, solaire thermique
et photovoltaïque, éolien, hydroélectricité,
géothermie...
- Développement parallèlement
d'une véritable politique de maîtrise de l'énergie
(économie d'énergie, amélioration de l'efficacité
énergétique et usage rationnel de l'énergie)
et d'économie des ressources naturelles par la mise
en uvre d'une très forte pédagogie : plans
énergie, diminution à la base de la production
des déchets, tris sélectifs, compostage, protection
des rivières par un assainissement renforcé des
eaux usées,
- Valorisation des ressources
locales, bois, fibres végétales et animales, ardoise,
gypse, pierre, terre
pour développer l'éco-construction,
dans le domaine de la construction privée comme dans celle
de la construction publique (collèges
).
- Orientation de l'agriculture
vers des productions biologiques, recherche d'une efficacité
optimale pour l'irrigation des cultures, diversification des
productions végétales et protection de la biodiversité,
optimisation des productions animales en adéquation avec
notre potentiel de pâturages et de nos rivières
et lacs, production d'énergie (méthane, énergies
renouvelables
), approvisionnement des cantines (scolaires,
établissements médico-sociaux
.) par des
produits biologiques, développement des forêts sur
les terres en friche pour le bois d'uvre et de chauffage
.
> Mettre fin aux "liaisons
dangereuses" du Conseil général des Hautes-Alpes...
- Bien évidemment la gestion
des services publics inhérente au développement
de la production de l'énergie, ainsi que de tous les autres
services publics (eau, assainissement, ordures ménagères
.) ne sera pas déléguée mais fera
l'objet d'une gestion par la collectivité. Les profits
resteront dans le département et y seront réinvestis.
- Il n'y aura alors plus besoin
de dépenser des fortunes à faire de la promotion
: les touristes viendront attirés par un département
réconcilié avec lui-même.
- L'emploi connaîtra une
embellie inédite.
- Solidarité et équité
seront les fondements prioritaires de cette action départementale
rénovée.
En attendant, le département
n'en finit pas de s'étioler sous l'effet de l'esprit "d'apartheid"
et du conservatisme pathologique de ses dirigeants.
La nécessité de mettre en uvre une autre
logique de développement leur échappe totalement... à moins que les alliances
avec les "mastodontes" de l'économie départementale
ne les ligotent dangereusement...
Rappel : ce document est une analyse réalisée
conjointement par les élus du Parti Socialiste siégeant
au Conseil général des Hautes-Alpes, et par les
adhérents des Verts 05.
Vous pouvez réagir, et nous faire parvenir vos observations
et/ou témoignages, par courrier électronique >
informations@lesverts05.org
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