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Dossiers | Réalités départementales

> Gap, février 2004
La politique départementale du Conseil Général et la gestion du Briançonnais :
De l'illusion collective
à la régression programmée !


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 Les comptes du département :
un témoignage cuisant de l'échec de la gestion de la majorité de droite...
 

> A Briançon, la gestion est pour le moins hasardeuse et ruineuse...

  • A Briançon, les promesses n'engagent pas celui qui les a faites ! A. Bayrou avait promis à la veille des élections de 2001 d'énormes projets d'investissement (Le Dauphiné Libéré "Les douze travaux d'Alain Bayrou" et "Un projet co-lo-ssal", en tout 200 MF).

  • Les dépenses d'investissement réalisées en 2002 et 2003 furent respectivement : 8 MF et 12 MF.

  • Alain Bayrou a baissé sur référendum la fiscalité de 13,5%, non sans avoir au préalable affirmé à ses administrés qu'il avait assaini les finances.

> A Briançon, la dette croît alors que la ville est interdite d'emprunt...

Malheureusement pour les Briançonnais, en guise d'assainissement des finances :

  • La commune a augmenté sa dette de 3,4% depuis le début de la crise financière, malgré ses exportations de déficits en direction de la Communauté de Communes du Briançonnais et l'interdiction d'emprunter qui lui est faite, alors qu'Angoulême, qui a connu dans la même période une crise équivalente, l'a diminuée de 48% ; Angoulême aura fini de rembourser sa dette en 2016, Briançon en 2033, peut-être…

  • A Angoulême les banques ont été menacées par la ville de poursuites judiciaires, à Briançon elles se sont "gavées".

  • A force de vouloir inculquer dans les esprits Briançonnais, en laissant certains fossés se creuser dangereusement, que les malheurs de Briançon sont la conséquence de la gestion de ses prédécesseurs, A. Bayrou a bel et bien laissé un gouffre abyssal s'ouvrir sous la ville la plus haute.

> A Briançon, les impôts embellissent...

  • Le Préfet a augmenté en 2002 la fiscalité de 16,5% ; et la hausse ne s'arrêtera pas là : les résultats des prospectives et les propositions de la Chambre Régionale des Comptes s'élevaient à 25%.

  • A défaut de cette hausse la commune ne pourra même plus entretenir son patrimoine dans des conditions satisfaisantes.

  • A cette fiscalité doit être ajoutée celle de la Communauté de Communes du Briançonnais, véritable cône de déjection des transferts de charges de la commune de Briançon.

> A Briançon, le patrimoine fond comme neige au soleil...

  • La commune a vendu tous ses "bijoux de famille" à l'exclusion de la centrale électrique EDSB qui a échappé à la grande braderie par un sursaut de bon sens des Briançonnais.

  • Sans parler des procédures judiciaires en cours concernant la gestion de l'eau (50 MF demandés par la SAUR), la vente de la Schappe, la construction du réservoir sans permis de construire, la construction du casino sans mise en concurrence réglementaire …

> Briançon, "fer de lance" ou "passoire" du département ?

  • Pour mettre toute la fumée nécessaire sur la triste réalité - il est vrai que les élections cantonales, et consécutivement la remise en question de la Présidence du Conseil Général approchent - l'édile n'hésite pas à tenter de faire vibrer la corde indentitaire du Briançonnais.

  • Il qualifie la zone de "fer de lance du département pour ses stations".

  • Il promet des Jeux Olympiques transfrontaliers à une échéance inconnue. "Fer de lance" ou "passoire" du département ? Encore des JO !


A. Bayrou pourra t-il pour la nième fois et jusqu'à cette échéance, tenir en haleine la population briançonnaise ? (DL 22/01/04 "Des JO transfrontaliers").


ET LE DEPARTEMENT EST SUR LA MEME VOIE ! POURTANT LES HAUTES-ALPES NE SONT PAS UN CASINO...


> FISCALITE... Gestion du département : poudre aux yeux et gâchis monumentale !

  • Malgré des rentrées de la fiscalité indirecte exceptionnelles sur la période, 48 MF de plus qu'en 1997 (francs constants), et l'augmentation de la fiscalité directe, 10 MF en 2002 et 20 MF en 2003, le département voit sa capacité d'investissement, nette de subventions et d'emprunts, diminuer de 15 MF (francs constants) de 1997 à 2004.

  • Pourtant l'affichage des prévisions d'équipement inscrites au budget primitif 2004 est exactement le double de celle inscrite au budget primitif 1997 : emprunts et subventions à recevoir, poudre aux yeux par excellence, expliquent la différence. Nul besoin de sortir de l'E.N.A. pour faire ce tour de passe-passe !

  • Ces produits fiscaux exceptionnels (droits de mutation et vignette automobile transférés aux départements lors de la décentralisation de 1982 pour couvrir les dépenses d'aide sociale et de transport scolaire) ayant pour origine, entre autres, la défiance des investisseurs dans les placements boursiers et leur récent engouement pour les placements dans la pierre, constituaient une opportunité inédite pour le département qui au lieu de la valoriser et d'en tirer parti à des fins d'intérêt général en a usé et abusé, la réduisant en un authentique gâchis.

> GESTION... Dans les Hautes-Alpes, la guerre contre l'intelligence a commencé depuis quelques années. L'indifférence générale a cependant son point névralgique : le porte-monnaie des contribuables !

  • Le Département se caractérise par une véritable régression en matière d'efficacité : alors que pendant les 7 ans de gestion qui ont précédé la gestion "Bayrou", un euro dépensé en moyenne pour les charges de personnel permettait de réaliser 11,39 euros d'opérations et d'actions, pendant les 7 ans de présidence "Bayrou" un euro de dépenses de personnel ne générait que 8,56 euros d'actions et d'opérations.

  • Ainsi donc celui qui n'a pas hésité à jeter en pâture à l'opinion publique les fonctionnaires départementaux (dont la plupart des cadres a quitté l'établissement) fait beaucoup moins bien que son prédécesseur.

  • Si la productivité de la période 1991/1997 était appliquée aux opérations et actions départementales de la période 1998/2004, alors une économie de 2,8ME en moyenne aurait pu être réalisée annuellement, soit 19 ME sur la période (127 MF). Le copinage et les mises au placard ont bien évidemment un coût !

  • 19 millions d'euros sur la période, c'est sans compter les services externalisés sur Hautes Alpes Développement (H.A.D.) dont le coût pour le département s'élève en 2003 à 547 849 euros, ni les prestations de service auprès des cabinets de consultants qui ont crû de 800% entre 1997 et 2002 (93 KE à 831 KE).

> SURCOUTS... Dépenses de train de vie, communication, inefficacité, largesses "économiques", grandes manifestations sportives... Résultat : 15% d'augmentation d'impôts !

  • La conséquence de cette gestion débridée de l'institution par la majorité départementale est l'augmentation de 15% des impôts locaux en 2002 et 2003.

  • Contrairement à ce qui cependant a été claironné à grand renfort de médiatisation par l'exécutif départemental, cette augmentation est due à l'inflation des dépenses de train de vie et de communication de la structure, aux largesses accordées dans le domaine de l'économie, aux grandes manifestations sportives, à la régression de l'efficacité de l'institution et non pas à l'APA et aux 35 heures.

> De la volatilité de l'argent du contribuable...

  • Le surcoût de la partition du service de voirie a été estimé par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) à 22 MF en 2001. Pourtant ce changement aux dires de l'exécutif du département ne devait rien coûter, les gains de productivité devant compenser les surcoûts.

  • La Chambre Régionale des Comptes a constaté que les gains de productivité n'ont pas encore été démontrés. Ils ne le seront jamais puisque les prochaines lois de décentralisation affecteront au département l'ensemble du réseau routier national le traversant. Et voilà comment 22 MF peuvent se volatiliser !

> Compétences obligatoires ou facultatives ? Que souhaitent les habitants des Hautes-Alpes ?

  • Il faut savoir que les dépenses nettes de fonctionnement du département relatives à ses compétences obligatoires (dont fait partie l'APA) ont augmenté de 36,1% (6,4% en moyenne annuelle) pendant que les dépenses concernant les compétences facultatives ont évolué de 71,7% (11,4% en moyenne annuelle).

  • En investissement l'écart est du même ordre.

> L'indécence des largesses que s'octroient les dirigeants du département...

  • Pour exemple de l'indécence des largesses que s'octroient les dirigeants du département, il faut savoir que les cigares achetés par quelques centaines ont coûté 54 F pièce en 2001, les films tournés à la gloire du président pour les vœux de fin d'année représentaient en 2000 une dépense de 140 000 F, 161 500 F en 2001, les cars affrétés pour la journée de manifestation devant le Conseil Régional le 28 janvier 2000 (A51), 20 000 F.

  • Les dépenses dans le domaine des "frais de réception" réserveront probablement quelques surprises en 2003 et 2004, compte tenu des élections en mars 2004, et des "autoroute-party" et autres réjouissances.

> Champagne ou cohésion sociale ? Il faut choisir !

  • Parallèlement l'insertion des Rmistes a fait l'objet sur la période 1996 à 2000 d'une dépense moyenne annuelle par Rmiste de 3 879 F.

  • En 2002 les dépenses de communication et de réception se sont élevées à 324 KE, celles pour l'insertion à 341 KE.

  • Des réceptions sans champagne ou boissons alcoolisées et sans petits fours, et de la communication limitée à de l'information sincère et objective permettraient de faire un plus grand effort en direction du millier de Rmistes du département.

> PROMESSES... Déshabiller Pierre pour habiller Paul !

  • Comme à Briançon, au Conseil Général on fait des promesses faramineuses qui auront du mal à voir le jour, même avec une substantielle augmentation des impôts locaux :
    • A51 (50 ME),
    • Aménagement de Serre-Ponçon (15 ME),
    • Musée de la Schappe, hors muséographie (17 ME),
    • Les deux collèges (30 ME),
    • JO 2006 (5 ME),
    • Aménagement touristique du plateau de Bure (23 ME tous partenaires financiers confondus),
    • Route du Col de l'échelle (15 ME),
    • Terrain de 25 hectares acheté en bordure du lac de Serre-Ponçon pour l'installation de HAD (0,6 ME),
    • Contrats de développement,
    • Contrats de stations….

  • Mais, contrairement à ce qui se déroule à Briançon, il est à craindre pour l'exécutif du département qu'il ne puisse pas tenir en haleine les administrés aussi longtemps que ceux de Briançon... à défaut pour lui de pouvoir appliquer là aussi la politique de dépouillement des uns pour habiller les autres !
  • Le département des Alpes de Haute Provence ne s'y est pas trompé lorsqu'il a rejeté la proposition de fusion avec notre département.

> Des perspectives de hausse fiscale pour réduire les fractures ouvertes...

  • La prochaine augmentation de la fiscalité - si le volume des dépenses somptuaires et de confort est stabilisé - aura au moins pour origine l'endettement du département, éventuellement la baisse des ressources de la fiscalité indirecte, et, cela est à souhaiter, le comblement de la fracture sociale et territoriale opérée par l'équipe Bayrou.


Rappel : ce document est une analyse réalisée conjointement par les élus du Parti Socialiste siégeant au Conseil général des Hautes-Alpes, et par les adhérents des Verts 05.

Vous pouvez réagir, et nous faire parvenir vos observations et/ou témoignages, par courrier électronique >
informations@lesverts05.org



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