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Dossiers | Conseil
Régional PACA
> Groupe des Verts au Conseil Régional PACA
Tsunami : Solidarité avec l'Asie du Sud-Est
(Intervention en séance de Marie Bouchez, le 21 janvier 2005)
Monsieur le Président, Chers collègues
Nous ne pouvons que saluer et remercier encore les initiatives, les
solidarités venues de toute part, qu’elles soient aide d’urgence
ou aide et soutien à la reconstruction comme celle vous avez mis
en place , Monsieur le Président avec Joël Canapa,
Vice-Président à la solidarité.
Le
Groupe Vert , a souhaité aussi relayer et soutenir la campagne
internationale de Via Campesina, association internationale d’aide
à la petite paysannerie, permettant d’apporter une
aide aux pêcheurs et aux paysans, durement touchés par la
catastrophe, initiative qui a le mérite d’impliquer les
populations locales en fonction de leurs priorités.
Au-delà des solidarités, cette catastrophe, qui a
frappé durement des populations fragilisées par une
précarité et une pauvreté, nous a mis face
à cette société du risque mondialisé. Il
est donc indispensable que le principe de précaution soit
appliqué aussi dans la gestion des risques.
Les Verts ont, à ce titre, toujours milité pour la
création d’une Agence mondiale de l’environnement, placée
sous l’égide des Nations unies. Celle-ci permettrai de penser la
prévention internationale des risques majeurs et d’agir
notamment sur le développement et l’extension d’un
système d’alerte harmonisé à l’échelle de
la Terre. Cette organisation pourrait aussi émettre des
préconisations en matière d’aménagement durable
des territoires, de protection du littoral, de maîtrise du
développement touristique, de protection des espaces naturels
d’exception et de gestion des ressources, car nous savons - par exemple
- (enfin je l’espère !) que la détérioration des
coraux aquatiques dans l’océan indien a participé
à l’accentuation du tsunami alors que cette barre aurait pu
être un frein.
Et puis, avec cette catastrophe, des réalités sont
là, frappantes, dérangeantes : cette fracture Nord/ Sud
exprimée par la différence de protection entre ceux qui
vivent dans les pays riches et ceux qui résistent et survivent
dans les pays pauvres.
Alors,
revendiquons haut et fort l‘annulation de la dette des pays
sinistrés et de l’ensemble des pays du Sud, sortons de
cette véritable indécence dont nous avons eu encore un
exemple lors de la réunion du G8 organisée sur la
question du moratoire des dettes des pays d’Asie.
Nous ne voulons pas que le FMI et la banque mondiale ne profitent de
ces situations dramatiques pour imposer des programmes d’ajustements
structurels nimbés d’un ultra libéralisme socialement et
écologiquement destructeurs.
Soyons
vigilants et demandons dans nos régions l’application du
protocole de Johannesburg qui fixe à 0,7% du PIB l’aide au
développement, minime, quant on voit les
inégalités. Et je vous rappelle à ce titre,
chers collègues, que la France ne verse quant à elle que
0,3% de son PIB, bien loin des effets de manche et des paroles du
Président Chirac, essaimées lors de rencontres
internationales. Cela permettrai, non pas de faire de la
charité, mais réellement de participer à un
développement équitable, durable et responsable de notre
planète et de faire respecter les droits fondamentaux pour
tous N’oublions pas que la famine est aussi une arme de
guerre comme au Darfour !
La Région PACA, dans le rôle et la volonté
politique qu’elle développe, pourrait de la même
façon qu’elle le fait avec l’organisation internationale pour
l’alimentation et l’agriculture, participer à des programmes de
coopération décentralisée sous
l’égide des Nations Unies, pour la reconstruction des pays
sinistrés.
Nous sommes des citoyens du monde, nous avons donc une
responsabilité collective pour le respect des principes de
solidarité et des droits fondamentaux pour une pensée
globale et des actions locales.
Marie Bouchez,
Conseillère Régionale PACA
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