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> Le Contrat de Plan Etat-Région

Le Contrat de Plan Etat-Région a été créé par la loi du 29 juillet 1982 portant réforme de la planification. Il permet à l'Etat, à la Région et aux autres collectivités territoriales (communes, départements), mais aussi aux acteurs économiques, de mener en commun des actions sur le territoire régional.

Approuvé par le Conseil régional le 23 mars 2000, le IVème Contrat de Plan couvre la période 2000-2006.

Issu de la négociation entre les différents acteurs locaux et l'Etat, il engage sur sept ans plus de vingt milliards de francs (soit plus de trois milliards d'euros). L'Etat investit pour sa part 7 milliards 316 millions de francs, la Région 7 milliards de francs. Enfin, les autres partenaires contribuent à hauteur de 5 milliards 859 millions de francs.


> Les objectifs du Contrat de Plan Etat-Région pour la période 2000 - 2006

  • L'emploi est la priorité du Contrat de plan Etat-Région.
    Il mobilise des moyens financiers extrêmement importants (plus de deux milliards de francs) pour soutenir les très petites entreprises qui constituent un tissu dense, accompagner les PME dans le renforcement de leur compétitivité, notamment à l'export, aider les territoires en difficulté (le bassin minier de Gardanne, les zones de reconversion militaire, La Ciotat et La Seyne), valoriser les filières, les technologies d'avenir et les territoires à fort rayonnement économique comme Sophia-Antipolis, dans les Alpes-Maritimes, ou Euroméditerranée à Marseille.

  • L'effort en faveur de la création d'entreprises représente un gisement remarquable d'emplois.
    Le Contrat de plan mobilise près de trois cents millions de francs pour le développement des technologies de l'information et de la communication, participant ainsi à l'essor de la nouvelle économie en veillant à favoriser l'égalité devant les nouvelles technologies.
    Ce développement économique n'est pas aidé pour lui-même, mais il doit être au service de l'emploi, d'un emploi durable. C'est dans ce cadre que seront développés les pactes territoriaux pour l'emploi. Avec le développement des Très Petites Entreprises et des PME (791 millions de francs), le soutien à l'agriculture, à la forêt et à la mer (près de 800 millions de francs), avec la valorisation du patrimoine touristique (226 millions de francs), et par l'importance accordée aux ports et aux plates-formes multimodales, le Contrat de plan contribuera à construire une économie régionale dynamique, porteuse d'avenir et source d'emploi pour les habitants de notre région.

  • Provence-Alpes-Côte d'Azur ne manque pas d'atouts avec son riche patrimoine, des activités diversifiées allant d'un secteur agricole novateur à la grande industrie.
    Il faut les valoriser en misant notamment sur des productions de qualité respectueuses de l'environnement. Dans le contexte de la mondialisation des échanges, le Contrat de plan est un instrument de modernisation et de structuration de l'économie régionale autour de pôles de développement complémentaires.

  • Territoires : « Mettre en place un partenariat local pour l'emploi »
    C'est là l'ambition des pactes territoriaux pour l'emploi. À partir des besoins locaux des territoires, les acteurs du monde économique, social, et de l'insertion, élaborent et conduisent, ensemble, un projet de développement cohérent.
    Tout l'enjeu de ces pactes réside en cette rencontre nouvelle qui rompt avec des initiatives jusque là cloisonnées.
    Autre innovation, le champ d'application de ces pactes ne répond plus à une logique administrative mais bien à celle des intérêts sociaux et économiques locaux.
    Les pactes proposeront ainsi des actions visant à soutenir la création et le développement des entreprises, à favoriser l'émergence d'activités nouvelles, et à insérer les publics en difficulté.

  • Entreprises : « Des PME et TPE plus compétitives »
    En Provence-Alpes-Côte d'Azur, un tiers de l'emploi est généré par les Très Petites Entreprises (TPE) et notre région arrive en tête pour la création de Petites et Moyennes Entreprises (PME).
    Une source d'activités durable inscrite au nombre des priorités de ce IVe Contrat de plan. Des programmes adaptés aux besoins bien spécifiques de l'économie régionale sont ainsi proposés.
    Pour les zones en reconversion - bassin minier de Provence, communes de la Ciotat, de la Seyne-sur-Mer, de Bollène - des mesures visant la diversification, l'accueil d'investisseurs, la formation des hommes, le soutien à l'emploi doivent permettre d'aider ces territoires à réussir leur entrée dans le troisième millénaire. Des actions qui sont élaborées en totale cohérence avec les aides européennes.
    Euroméditerranée, Sophia-Antipolis, pôle pétrochimique de l'Étang de Berre, pôle microélectronique de Rousset, notre région compte de nombreux territoires de rayonnement national et international qu'il convient d'affermir au service de toute la région.
    Parallèlement, des aides plus traditionnelles telles que l'accompagnement à l'export, au recrutement, à l'investissement, à l'adaptation technologique et au conseil sont apportées aux TPE et PME.

  • Agriculture : « Une activité vitale »
    Avec 12 % des emplois qui dépendent de ce secteur, l'agriculture place Provence-Alpes-Côte d'Azur au premier rang des régions françaises pour la production de fruits, légumes, fleurs et plantes à parfum, et au troisième pour la production de vins d'appellation.
    Une activité d'autant plus importante, qu'agriculture et forêt occupent 80 % du territoire régional. L'État et la Région ont donc décidé de renforcer la compétitivité de ces secteurs clés. Aides à l'installation, à l'équipement et à la modernisation tant des exploitations agricoles, forestières que maritimes, mais aussi développement des emplois salariés, encouragement à la pluriactivité, aide à la transmission des entreprises agricoles.
    Pour répondre aux nécessités d'un aménagement harmonieux du territoire, des mesures en direction de la remise en valeur des terres en friche, de la gestion des espaces ruraux et du développement de l'agro-tourisme sont également programmées.

  • Développement Economique : « Des contrats pour le massif alpin »
    Aux atouts multiples du massif alpin, font écho des difficultés qui ont conduit l'État et la Région à mettre en œuvre un programme d'actions global pour cette zone. Climat, position géographique, patrimoine naturel et culturel ne peuvent faire oublier un accès difficile, une occupation déséquilibrée du territoire avec de nombreux espaces agricoles en friche, et des risques naturels importants.
    Pensé en fonction de ces caractéristiques, le programme Massif des Alpes du sud intervient sur ces points faibles au profit d'une véritable dynamique de développement des atouts naturels. Dans la perspective des Contrats de pays, les Contrats montagne sont un outil majeur de cette politique. Mis en place dans le cadre de partenariats locaux, ils proposent un éventail d'actions dans quatre grands domaines : tourisme, valorisation économique, maintien d'une offre de services publics dynamiques, et développement des technologies de l'information et de la communication.
    Aménagement et modernisation des stations, amélioration de l'accueil et de la qualité de l'hébergement, soutien à l'émergence de nouvelles formes de tourisme, maintien du tissu industriel, aide aux petites entreprises agroalimentaires, autant d'interventions qui participent d'un aménagement plus équilibré du territoire.

  • Tourisme : « Une approche respectueuse de l'environnement et des hommes »
    Fer de lance incontesté de l'économie régionale (30 millions de personnes accueillies en 1999), le tourisme doit aujourd'hui relever le défi du développement durable. Qu'il s'agisse de l'aide aux sites naturels de qualité, du développement des filières, de la rénovation des hébergements, de la professionnalisation des acteurs du tourisme ou du soutien aux équipements culturels, chacune des actions programmées pour les sept années à venir tient compte des évolutions permanentes de la demande. La dimension sociale est également très présente avec l'amélioration de l'accessibilité des handicapés, celle des conditions de vie et de travail des saisonniers, le droit aux vacances pour tous, et les formations dispensées tant aux demandeurs d'emploi de ce secteur qu'aux professionnels confrontés au besoin de changement d'activité.

  • Nouvelles Technologies « S'engager pour la recherche »
    Pour faire de ce vecteur essentiel de la compétitivité et du développement des entreprises un levier de création d'entreprises et d'emplois, l'accent est mis sur la valorisation de l'offre technologique régionale : structuration de la genopôle de Marseille - Luminy (193 MF), soutien du pôle technologique varois autour de l'aire toulonnaise (70 MF), création d'un campus dédié aux Technologies de l'Information et de la Communication à Sophia-Antipolis (115 MF). Ainsi, le transfert de technologies, la construction de pôles de compétences, l'établissement de passerelles entre enseignement supérieur et recherche, la promotion de la culture scientifique, technique et industrielle sont les priorités de l'engagement de l'État et de la Région.

 

 

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