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La vie des Verts | AG Reims 2004
Reims, le 4 décembre
2004
> Motion d'orientation votée par l'Assemblée Générale des Verts
La crise écologique s’aggrave chaque jour davantage :
accélération de la mondialisation libérale,
développement de la fracture Nord/Sud constitutive d’un
apartheid planétaire, dérèglement climatique,
destruction de la diversité biologique, raréfaction
progressive des énergies fossiles, malnutrition, impact
sanitaire des pollutions et des conditions de travail, risque
nucléaire, unilatéralisme et guerre préventive
(renforcée avec la réélection de W. Bush), ravages
de l’idéologie de guerre de civilisations, etc.
Cette crise ruine notre planète, nourrit les crises sociales et géopolitiques, met en danger les générations futures.
Une minorité confisque les ressources de la planète :
réduire l’empreinte écologique du Nord est un
impératif, permettre le développement soutenable du Sud
une exigence.
En France la politique ultra-libérale de contre réformes du trio Chirac-Raffarin-Sarkozy provoque des ravages : accentuation
des inégalités, régression des droits individuels
et collectifs, recul sur le plan environnemental. Les discours ne
peuvent masquer une politique qui remet radicalement en cause le pacte
social français construit depuis la fin de la seconde guerre
mondiale.
Ces
crises confirment les prévisions des écologistes, elles
appellent un sursaut de notre part pour convaincre de la
validité de nos propositions.
L’écologie
est un projet global, autonome et novateur qui doit être
porté par une force politique à part entière.
Changer le mode
de développement, combattre la marchandisation, la
mondialisation libérale, et le productivisme, s’engager dans la
refondation d’un nouveau pacte social appellent des réponses qui
s’attaquent aux racines des maux.
De ce point de
vue, l’écologie politique n’est pas réductible à
la social-démocratie dont il faudrait verdir le programme, ni
à une composante de l’extrême gauche partidaire. Il y a
bien un paradigme écologiste. Partager équitablement les
ressources, consommer moins mais mieux, s’interroger sur
l’utilité sociale de la production sont autant de points qui
méritent d’être soumis à débat.
Les Verts ne sauraient être une force d’appoint.
Aussi notre volonté est-elle de définir une orientation
claire, fondée sur l’autonomie stratégique : construire
un parti Vert indépendant des autres forces politiques mais
sachant négocier des partenariats à Gauche si
nécessaire, convaincu que l’avenir sera écologique ou ne
sera pas, récusant le productivisme et le libéralisme.
L’autonomie ne
se construit pas seulement lors des échéances
électorales mais au quotidien, sur le terrain, en construisant
des rapports de force.
Nous voulons également doter notre mouvement d’un contrat d’animation réformant notre mode de fonctionnement
pour faire des Verts une organisation adaptée à notre
projet de transformation : un parti d’intervention et de propositions
pour réaliser l’écologie.
> Affirmer notre projet
Depuis deux ans la capacité des Verts à exister comme
force politique autonome s’est développée. Depuis deux
ans, l’état des Verts s’est amélioré. Même
si notre mouvement n’a pas encore surmonté toutes ses faiblesses
structurelles, nous considérons que le bilan des Verts depuis
Nantes est largement positif.
Les Verts doivent maintenant dire leur projet et faire connaître leurs propositions pour :
- Changer le mode de développement,
- Combattre la marchandisation, fruit de la mondialisation libérale,
- S’engager
pour un nouveau pacte social face à la double crise de la
société salariale et de l’État providence,
- Lutter pour la défense et l’accroissement des libertés individuelles et collectives,
- Rénover les institutions pour aller vers la sixième République
Notre projet s’attaque aux causes et non pas seulement aux conséquences.
Dans un monde
aux ressources limitées, face à la gravité de la
crise écologique et à l’ampleur des problèmes
sociaux, nous ne pouvons nous contenter d’une écologie
d’accompagnement posant des rustines sans s’attaquer au système
lui-même.
Il s’agit
d’initier une écologie de transformation qui, sans confondre
gauche et droite, combat les politiques conservatrices et lutte contre
les politiques sociales libérales à l’œuvre en France
comme en Europe, en inventant un nouveau mode de production et de
consommation, posant la question de la transformation radicale du
modèle de développement. Un simple zeste de Vert ne
saurait nourrir une telle ambition.
Préparer les changements avec la société.
Nous voulons un
processus de co-élaboration des propositions de
réforme dans tous les domaines environnementaux,
sociétaux, sociaux, économiques et institutionnels.
Cette
coproduction exprime la volonté de rassembler les acteurs de la
transformation sociale. Elle suppose le respect de nos partenaires
associatifs et syndicaux. Elle épargne à nos élus
le risque d’ankylose institutionnelle.
Cet engagement
public de co-responsabilité, de co-élaboration n’est pas
une simple consultation des acteurs sociaux.
Elle vise
à déprofessionnaliser la politique et à redonner
aux citoyens la maîtrise du temps et de l’action politique,
à traduire nos fondamentaux en termes de propositions
programmatiques.
Cette
démarche de démocratie participative peut prendre la
forme de forums civiques, localement, régionalement, comme ce
fut le cas des EGEP.
La
co-élaboration doit avoir pour objectif la construction
d’alliances sectorielles de manière continue avec le mouvement
associatif et syndical.
Elle doit
permettre, à partir du programme des Verts, issu notamment de
l’Assemblée générale programmatique - Clichy
2003/2004 – enrichi des motions ponctuelles votées au premier
tour de cette Assemblée générale,
l’élaboration participative d’un programme de transition
écologiste pour les 20 prochaines années avec des
échéances à court et moyen terme.
Dans le respect
de l’indépendance du mouvement associatif et syndical, les Verts
arbitreront in fine ce qu’ils proposeront comme programme de gestion
gouvernementale aux électeurs et électrices.
Cette co-élaboration ne sera possible que si les Verts deviennent un parti d’intervention.
Dans cet
esprit, les Verts doivent impulser les formes d’action les plus
adaptées aux objectifs poursuivis, aux
spécificités de l’écologie politique, et à
notre analyse du capitalisme contemporain. Face à certaines
situations recourir à “ la désobéissance civile ”
au “ boycott consumériste ”, au parrainage de sans-papiers, aux
blocages de chantiers et de trains de déchets nucléaires,
en passant par les arrachages d’OGM et à d’autres formes
d’action non-violente, fait avancer le droit contre l’ordre
établi pour une société plus démocratique,
plus juste et plus solidaire.
Agir aujourd’hui efficacement nécessite que nous donnions à notre projet sa pleine dimension transnationale.
Il s’agit de
développer le Parti Vert européen. Cela nécessite
une réforme de ses statuts dans le sens d’une véritable
intégration européenne et d’un fonctionnement
fédéraliste. Il faut aussi construire ce parti dans
l’action, par des campagnes thématiques à
l’échelle de l’union européenne, prenant en compte la
dimension altermondialiste du projet d’écologie politique,
développant des alternatives applicables au Nord comme au Sud.
Dans un
contexte d’apparition de mouvements citoyens à l’échelle
de la planète, nous devons avoir comme objectif de donner un
contenu écologiste à l’altermondialisation et aux forums
sociaux comme nous avons commencé à le faire lors du
forum social européen de Paris-Saint-Denis. Nous ne pouvons en
effet faire l’économie d’une analyse verte des questions
géopolitiques mondiales.
Dans ce sens,
l’Europe est un levier décisif pour construire une
mondialisation verte. Une Europe écologique, sociale, culturelle
constitue une alternative au modèle proposé par les
Etats-Unis de G. W. Bush. La construction d’un Parti Vert
Européen est une condition indispensable au développement
de l’Europe politique.
L’autonomie stratégique des Verts, condition décisive pour faire gagner la gauche en 2007
Les Verts doivent assurer les conditions de leur autonomie, en refusant
toutes formes de recentrage ou de vassalisation, pour ne pas devenir
une force d’appoint du parti socialiste.
Nous devons
nous adresser à toute la gauche politique mais aussi aux forces
syndicales, à la société civile, aux mouvements
associatifs et mutualistes dans leur ensemble.
Quatre conditions préalables doivent être réunies pour construire un rapport de force favorable :
- Inventer de nouveaux liens avec la mouvance écologiste associative.
Il s’agit d’impulser une coordination de la mouvance écologiste
agissant dans le monde associatif et la société civile,
indépendamment de sa taille, de son secteur d’intervention et de
son approche précise de l’écologie.
L’objectif est de créer des relations étroites d’un
partenariat dans la durée avec l’ensemble des acteurs de
l’écologie, et de créer ainsi une plate-forme autour de
thèmes et d’actions décisives pour faire basculer les
comportements et les politiques publiques vers le développement
soutenable.
- Construire notre projet en lien avec le monde associatif, syndical et professionnel.
Nous devons mettre notre projet en débat et le confronter avec
les acteurs sociaux, les syndicats salariés et paysans, les
associations, établir avec eux des relations de
partenariat et de confiance, et être capables d’offrir un
débouché politique aux actions et aux mobilisations.
Le partenariat avec ces acteurs doit se traduire par la mise en œuvre
de campagnes prioritaires co-définies, et l’organisation de
rencontres thématiques spécifiques, s’inspirant des
conventions vertes, des 3 heures pour l’écologie et des EGEP
pour permettre l’élaboration sur des points clefs
programmatiques ou l’ouverture de débats telle la question de la
décroissance soutenable.
- Développer l’enracinement majoritaire des Verts.
Nous nous engageons à mettre en place un suivi
personnalisé à l’échelon régional des zones
de faibles implantations et à soutenir les groupes locaux
concernés.
Nous impulserons des campagnes d’adhésions et des campagnes
sectorielles, dans le monde rural avec la défense des services
publics, dans les universités, les quartiers. Sur le plan
électoral, nous devons être de plus en plus un parti de
second tour.
Pour les municipales, les Verts font le choix politique de l’autonomie
électorale au premier tour. Dès son élection
le Collège exécutif présentera au CNIR un
calendrier de conventions nationales réunissant les responsables
régionaux, des groupes locaux des villes de France de plus de 50
000 habitants et des préfectures pour, dans un premier
temps, faire un bilan des expériences municipales et construire
le programme des Verts pour 2008.
L’objectif est de former et de préparer les équipes
vertes et paritaires, à l’image de la diversité sociale
en France afin de présenter des listes autonomes au 1er tour au
minimum dans toutes ces villes et de préparer la victoire des
Verts et de la Gauche au 2ème tour dans un maximum de communes.
Dans cet esprit, il est clair qu’il n’y aura pas de négociations
permettant d’obtenir quelques places de maires Verts minoritaires dans
leur conseil municipal contre la disparition ailleurs de listes vertes
autonomes.
Permettre aux Verts de renforcer leur implantation passe par des
négociations exigeantes avec les partis de gauche afin d’obtenir
une meilleure représentation dans les conseils
généraux pour les Verts.
Aux élections législatives, l’objectif est d’obtenir au
minimum un groupe parlementaire de 30 députés.
Pour l’élection présidentielle, la candidature des Verts
sera issue de nos rangs et nous écartons dès maintenant
toute stratégie d’accord qui conduirait à soutenir un
candidat non vert.
- Garantir les accords électoraux pour 2007/2008
Nous réaffirmons notre volonté de créer les
conditions de l’alternance avec la Gauche et les Verts.
Cependant, pour les Verts, il ne s’agit pas seulement de changer de
majorité mais bien de politiques.
> L’exigence démocratique :
La
proportionnelle est pour les Verts une condition incontournable du
soutien et de la création d’une dynamique en faveur du candidat
de gauche au second tour de l’élection présidentielle car
c’est de la seule responsabilité du Président de la
République d’organiser un référendum pour inscrire
dans la Constitution le principe de la proportionnelle pour
l’élection des parlementaires.
Les
modalités de mise en œuvre devront figurer dans un accord de
gouvernement. Il faudra avoir le courage de refuser tout accord sans
cet engagement.
La
réforme introduisant la proportionnelle «à
l’allemande » doit faire l’objet avant la fin de l’actuelle
mandature d’un dépôt au parlement d’une proposition de loi
cosignée par les parlementaires socialistes, communistes, verts
et radicaux, et un engagement public pour son vote dans les six
premiers mois de la mandature. Un référendum inscrivant
ce principe dans la constitution sera organisé dans le
même délai.
> L’exigence programmatique :
Faire gagner la gauche et les Verts passe dans un premier temps
par l’affirmation du projet des Verts, par sa mise en débat avec
les forces associatives, syndicales et citoyennes.
Ce temps
d’élaboration et de confrontation avec la société
du projet Vert doit aussi nous permettre de tirer le bilan de la
législature 1997/2002 sans oublier la question de l’articulation
entre la participation gouvernementale et la construction d’un rapport
de forces dans la société.
Mener à
bien cet inventaire est un moyen utile pour définir les mesures
importantes que nous voulons porter devant l’opinion publique : un plan
climat redéfinissant la politique de transports vers le
ferroutage et les transports collectifs ; la sortie du nucléaire
accompagnée d’un développement des énergies
renouvelables ; le refus de l’EPR ; une protection tangible de la
nature (réforme administrative, qualité des eaux,
protection renforcée des milieux naturels et de la faune
sauvage…), une réforme profonde de l’aide au
développement ; un plan pour une agriculture biologique et non
chimique ; une politique de santé axée sur la
santé environnementale et la santé au travail ; une lutte
contre les « toxiques » issus de la chimie, des transports,
de l’industrie et des usages domestiques ; une lutte contre toutes les
discriminations ; l’abrogation des lois de régression sociale et
des lois liberticides, etc.
Il nous faudra
savoir créer l’événement médiatique en
soulignant les points de blocage éventuels sur ces
questions que nous souhaitons voir prioritairement abordées.
Les
Verts doivent continuer à être en pointe des
défenses des libertés, comme ils le sont sur la question
du mariage des personnes de même sexe.
Les Verts sont
pour la tolérance et le vivre-ensemble, et à ce titre
s'opposent à toutes les discriminations, en particulier celles
liées au genre et à l'orientation sexuelle, mais aussi au
handicap ou à l'âge. Nous développerons des
propositions fortes pour combattre les inégalités
sociales et pour lutter contre toutes les formes de racisme.
Ce
moment d’élaboration précède le temps des
discussions et de controverse avec les partis politiques de gauche qui
doit déboucher, in fine, sur des négociations
programmatiques et électorales.
Il ne saurait
être question de s’engager dans des forums de la Gauche,
prémices de négociations sans véritable contenu,
sans même avoir défini notre projet.
Nous
mènerons les négociations au grand jour, de façon
transparente, avec pour objectif l’élaboration de propositions
de loi, sur la base d’un échéancier précis de mise
en application et des moyens budgétaires définis.
Ces
propositions devront faire l’objet d’un accord impliquant l’ensemble
des partis de gauche susceptibles de participer au gouvernement.
> Pour un contrat d’animation et de réforme du Parti
Pour
réaliser l’écologie, il nous faut devenir un parti
d’intervention et de propositions, tourné vers la
société. Nous devons faire preuve de volontarisme en
rendant les Verts désirables pour aller rapidement vers un Parti
de 20000 adhérent.e.s., intégrant les nouvelles
générations écologistes militantes, issues
notamment du mouvement altermondialiste, de la
désobéissance civile non-violente, de l’innovation
sociale et des combats antiraciste et féministe.
Les Verts organiseront des fêtes de l’écologie afin de retrouver la société et le plaisir de militer.
Le contrat
d’animation et de gestion que nous proposons pour l’ensemble du parti
repose sur les principes, les méthodes et les propositions
concrètes suivantes, dont certaines pourraient être
proposées au vote des militants sous forme de
référendum début 2006 :
- 1. Une commission nationale des conflits sera créée, agissant en amont du Conseil statutaire, sans remettre en cause les prérogatives de ce dernier.
- 2. La réforme des commissions sera menée à bien.
Leur nombre sera réduit et leur travail valorisé en
l’associant de façon régulière aux débats
du CNIR. La coordination et l’assistance logistique seront
assurées par un salarié du siège national.
- 3. L’harmonisation des statuts régionaux devra faire l’objet d’une nouvelle étape
de la RPI avec une homogénéisation des tarifs
d’adhésion et des modalités d’élection des
secrétariats régionaux.
- 4. Il faut aussi harmoniser et unifier les modes de désignation des candidats
aux élections externes en les intégrant dans
l’agrément intérieur. Il s’agit notamment d’assurer
une juste représentation des minorités internes à
l’échelon concerné et de définir le bon niveau de
décision pour les désignations aux élections
locales (élections municipales et cantonales notamment).
- 5. Un observatoire des discriminations internes sera
créé. Il aura pour mission de vérifier que la
« diversité » est respectée à tous les
niveaux au sein des Verts et de faire les propositions adéquates.
Ces réformes visent à améliorer en profondeur le fonctionnement des Verts.
Dès aujourd’hui la logique d’équipe doit primer au sein de la direction.
Pour garantir
la mise en œuvre des orientations décidées par
l’Assemblée fédérale dans les meilleures
conditions qui soient, un contrat de gestion et de fonctionnement des
Verts –calendrier, plan de travail, formalisation des relations entre
membres du CE, responsabilités et champs de compétences
de chacun- fait d’ores et déjà l’objet d’un accord de
même valeur d’engagement que le présent texte.
D’autres
actions déterminantes devront être conduites pour faire
des Verts un parti où il fasse bon militer.
Les courants
doivent être mis à leur juste place, celle du débat
d’idées.
Nous devons
veiller à ce que notre représentation soit davantage
à l’image de la société : il faut donc rajeunir,
féminiser et métisser les Verts.
Nous mettrons des moyens pour tourner les Verts vers l’action militante.
Les régions deviendront des lieux d’organisation.
Le
secrétariat régional aura ses compétences
politiques et administratives redéfinies par les statuts
nationaux. Des contrats d’objectifs régionaux seront mis en
place pour engager le national et les régions sur des objectifs
quantifiables.
Les groupes locaux sont la structure de base du parti.
Nous les
soutiendrons en priorité : en donnant aux régions des
moyens renforcés pour dynamiser les groupes locaux, en
organisant chaque année des conférences nationales et
décentralisées des responsables des groupes locaux en
renforçant notre capacité militante avec une presse
diffusable à l’extérieur, avec l’étude de la
création de secteurs thématiques, professionnels ou
d’entreprises, et d’un secteur DOM-TOM.
Le travail du CE avec les secrétariats régionaux devra être une priorité,
avec pour objectifs d’améliorer l’accueil et la formation
interne des militants par la mise en place de programme à
l’action militante et la création d’un centre de ressources
documentaires et de recherches sur l’écologie politique.
Les Verts
doivent impulser la création de groupes thématiques ou
sectoriels, il existe de multiples territoires de militance en dehors
de la géographie.
L’heure est à la construction d’un Parti Vert d’intervention, capable de faire vivre ensemble toutes les familles Vertes
Le large rassemblement autour des orientations contenues dans cette motion constitue un premier pas important.
Face à
la politique ultra-libérale du Gouvernement Raffarin, nous avons
la responsabilité de participer à la résistance et
de préparer au-delà d’une alternance une véritable
alternative.
Les
échéances de 2007 et 2008 doivent être
l’occasion pour les Verts de franchir un pas supplémentaire dans
l’échiquier politique français.
C’est
dès maintenant que nous devons nous y préparer en formant
les équipes qui sauront assumer les responsabilités
à tous les niveaux.
Diversifier,
rajeunir, métisser le parti Vert, améliorer son
fonctionnement interne, nouer des liens plus étroits avec les
partis Verts européens et du reste du monde, c’est le
défi que nous voulons relever.
Sauver la planète,
Développer une mondialisation écologique,
Ériger une société solidaire,
Un parti fort, vivant, convivial,
Voilà l’ambition généreuse des Verts.
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