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Actualité |
Le ballon de baudruche
de Colin Powell
Communiqué
à la presse du 6 février 2003
Le secrétaire d'Etat des
Etats-Unis Colin Powell avait promis de révéler
au Conseil de Sécurité de l'ONU des preuves accablantes
de la dissimulation par l'Irak d'armes de destruction massive,
chimiques,
biologiques ou nucléaires, censées justifier l'application
par l'ONU des " graves conséquences " auxquelles
s'exposerait en un tel cas l'Irak aux termes de la résolution
1441 des Nations-Unies.
Que ne l'avait-il fait
plus tôt?
Au terme d'une opération
de communication à suspens, les preuves irréfutables
annoncées ne se sont révélées être
qu'un faisceau de présomptions très faiblement
étayées - une photographie satellite par ci, un
fragment de conversation par là.
Un véritable ballon
de baudruche.
Les Verts considèrent
qu'il n'y a toujours pas d'évidence de la possession par
l'Irak d'armes de destruction massives, et que moins que jamais
une intervention armée contre l'Irak, avec les lourdes
conséquences qu'elle aurait, n'est justifiée.
Compte tenu de la propension
avérée du dictateur irakien qui doit être
traduit devant la justice internationale à la dissimulation,
les inspecteurs en
désarmement de l'ONU doivent être autorisés
à poursuivre leurs investigations jusqu'à ce qu'il
n'y ait plus le moindre doute, ce qui demande quelques mois plutôt
que quelques semaines.
L'Irak devrait saisir cette dernière
occasion de réduire le conflit à travers des moyens
pacifiques et coopérer entièrement et sans réserve
avec les experts en désarmement de l'ONU.
Les Verts réitèrent
leur refus d'une guerre aux conséquences dramatiques pour
le Moyen-Orient et la sécurité mondiale.
Ils demandent à la France
d'user de toute son influence pour l'empêcher, y compris
par l'usage, le cas échéant, de son droit de véto.
Si toutefois les Etats-Unis passaient
outre et décidaient d'une action militaire unilatérale
en contravention des règles du droit international, Les
Verts demandent à la France de refuser toute participation
de ses forces armées et tout soutien sous forme d'utilisation
de ses ports ou de son espace aérien.
Les Verts demandent également
au gouvernement qu'un débat suivi d'un vote soit organisé
à l'Assemblée nationale sur la position de la France
dans ce conflit.
Les Verts appellent à
la mobilisation massive de la société civile, dans
toute l'Europe, le 15 février, pour dire «non à
la guerre».
Les Verts, Secretariat national
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