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| Communiqué de Presse
Dépêche
AFP, 08 novembre 2005
> Banlieues : "Il faut
faire confiance aux acteurs locaux"
DÉPÊCHE
AFP RELATIVE AU POINT PRESSE DES VERTS DU MARDI 8 NOVEMBRE 2005
PARIS,
8 nov 2005 (AFP) - Les Verts, reprochant au gouvernement son "manque de
sang-froid" à propos des violences urbaines, ont demandé
mardi de
"faire confiance aux acteurs locaux et de leur donner les moyens de
leur politique".
"Il faut savoir raison garder. La France
n’est pas à feu et à sang, ce
qui est grave, c’est la situation à l’origine des
événements, c’est un
état d’urgence sociale qu’on devrait
déclarer", a estimé Cécile Duflot,
porte-parole, lors d’un point de presse du parti.
Selon les Verts, "les réponses de bravache résonnent
comme de la
provocation", et les moyens employés, qualifiés de
"tentative de
confinement", risquent de "faire monter la pression" et de
"dégrader la
situation".
Les Verts envisagent de mettre en place
une permanence téléphonique au siège du parti afin
de recueillir les
informations en provenance du "terrain". "Bien sûr il faut que
les
violences s’arrêtent", mais il faut "sortir de la logique
de la
surenchère et offrir des perspectives", a estimé la
porte-parole.
Les Verts suggèrent notamment la
réunion d’"une commission d’enquête
parlementaire sur ce qui s’est
passé à Clichy-sous-Bois", et des "excuses du
gouvernement" après le
tir d’une grenade lacrymogène devant la mosquée de
la ville, afin de
"dénouer ce qui a mis le feu aux poudres".
Ils demandent aussi une sorte de
"rédaction de cahiers de doléances", pour que "ce qui
s’exprime
actuellement par l’incendie de voitures s’exprime
différemment",
aboutissant à une "convention nationale".
Favorables à une idée d’un
fonds
national d’initiative locale, avancée par le maire (Verts)
de
l’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) Michel Bourgain, ils
estiment
qu’il faut "donner aux acteurs locaux les moyens de mettre en
oeuvre un
ensemble de politiques", plutôt que de gérer les
situations "de façon
nationale". "Il faut retisser du lien social", ont-ils souligné.
Enfin les Verts ont contesté
l’idée
d’ouvrir l’apprentissage à partir de
l’âge de 14 ans, estimant que
c’était l’école qu’il fallait
réformer.
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